Les dentistes qui manipulent quotidiennement l'amalgame dentaire sont exposés aux vapeurs de mercure. Beaucoup sont intoxiqués mais peu osent le reconnaître. D'après les autorités sanitaires françaises, il n'y aurait aucun risque, que ce soit pour le dentiste ou pour le patient.
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Témoignage
JM Bousquet, dentiste intoxiqué par le mercure des amalgames dentaires et contraint de cesser son exercice en raison d'une maladie gravement invalidante, parle.
par Jean-Marie Bousquet
Voir aussi Mercure dentaire, téléphones portables et autisme
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Déni des autorités sanitaires françaises Déclenchement d'une maladie neuro-dégénérative J’ai exercé en tant que chirurgien dentiste à Cahors pendant 25 ans mais, en 2002, j’ai dû cesser mon activité pour invalidité professionnelle suite à une maladie neurodégénérative sensitivomotrice d’évolution péjorative apparue soudainement en 1989, à l’âge de 37 ans. Pendant mes études, j’avais appris que le mercure était un poison mais on nous avait enseigné qu’une fois lié aux autres métaux de l’amalgame, il ne présentait plus aucun danger. Dès le début de la maladie j’ai songé à un intoxication mercurielle, mais l'hypothèse a été infirmée par de simples analyses d’urine qui ont montrées en 1990, puis en 1999 des taux de mercure inférieurs à la norme de 10 microgramme par litre. Ainsi jusqu’en 1998, je me contentais du diagnostic de "probable maladie de Charcot-Marie-Tooth atypique et sporadique". Mais début 1999, grâce à l’association Non Au Mercure Dentaire, j’ai appris que l’analyse d’urine spontanée n’est pas un bon indicateur de l’intoxication mercurielle chronique. Ce sera plus tard confirmé par un toxicologue universitaire qui écrit à mon sujet en 2003 : « les concentrations mercurielles sanguines et urinaires ne sont pas représentatives d’une pollution mercurielle chronique ancienne puisque la mercuriémie reflète une contamination instantanée et que la mercuriurie est un bon indicateur d’une exposition de l’ordre du trimestre ». Ce toxicologue suggérait «d’évaluer la quantité de Hg accumulé dans l’organisme à l’aide d’un traitement chélateur DMPS, traitement favorisant par ailleurs la désintoxication du tissu nerveux dans lequel la demi-vie biologique du mercure serait de l’ordre de 18 ans». En mars 2000, le dosage du mercure dans les selles et les urines, deux heures après la prise de trois comprimés du chélateur DMPS, avait effectivement montré des chiffres très élevés, apportant la preuve d'un stockage important des métaux des amalgames dentaires mis en évidence par le chélateur. Malheureusement, de violentes migraines, provoquées par la mobilisation du mercure, m'ont empêché de poursuivre le traitement de chélation par DMPS. Déni médical Malgré ces résultats, les neurologues qui me suivent n’ont jamais su, voulu ou pu aller dans la direction d’une pathologie induite par le mercure et se sont toujours référés aux simples analyses préconisées par l’Afssaps. En 2000, j’ai même participé à l’étude de F. Toumelin-Chemla s’appuyant sur ces simples taux de mercure urinaires. Quand on sait que ces recherches ont été faites en collaboration avec Dentoria (un important fabricant d'amalgame!), on peut émettre des doutes sur leurs conclusions. Pour prouver la non toxicité du mercure, il suffit de ne pas choisir le bon indicateur! Il en sera de même en 2006 quand j’ai suivi le protocole de l’Afssaps destiné à s’occuper des malades pensant être intoxiqués par ce poison. C’est la présidente du Collège français des biomatériaux dentaires qui s’est chargée de moi! Quant au biologiste qui a fait mes analyses, il a reconnu par téléphone ne pas être spécialiste de l’intoxication mercurielle, il faisait pourtant parti du groupe d’experts de l’Afssaps! Une chance, on ne m’a pas envoyé chez le psychiatre!
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Article mis à jour le 27-07-2011
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