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Maladies cardiovasculaires
Selon les chiffres donnés par l'OMS, les maladies cardiovasculaires provoquent chaque année la mort de 17 millions de personnes, chiffre qui en fait la première cause de décès non naturels. De nombreuses études ont mis en évidence le rôle du déchaussement ou maladie parodontale dans la survenue de problèmes cardiaques.
par Estelle Vereeck
Voir aussi
-Déchaussement : risque pour le cœur
-Dentistes énergéticiens
-Sites de dentistes
-Déchaussement et anévrisme de l'aorte
Tout ce qu'il faut savoir sur la dentisterie biologique et les soins naturels
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Nombre de dents prédictif du risque cardiaque
D'après Anders Holmlund, un chercheur suédois de l'hôpital de Gävle, le nombre de dents présentes en bouche serait préditif du risque de développer un accident ou une maladie cardiaque.
Il est ainsi possible d'évaluer son propre risque de développer une maladie cardiaque, rien qu'en comptant le nombre de ses dents. Si vous comptez moins de 10 dents vous avez de sept fois plus de risques de mourir d'une maladie cardiaque coronarienne qu'une personne du même âge et du même sexe avec plus de 25 dents.
C'est la conclusion du chercheur à l'issue d'une étude1 menée sur 7674 hommes et femmes suivis sur une période de 12 ans. Cette étude confirme une étude antérieure de 20062 menée par la même équipe et établissant un lien direct entre maladie parodontale et risque cardiaque.
Dents et risque d'endocardite
Les mécanismes biologiques impliquant les bactéries buccales et expliquant que le nombre de dents influence le risque d'endocardite infectieuse sont aujourd'hui bien connus. Les bactéries proliférant à l'occasion d'une infection dentaire (abcès, poche parodontale ou déhaussement) migrent dans la circulation sanguine et vont se fixer à distance sur des organes du corps. Quand les bactéries colonisent les valves du cœur, elles créent une endocardite infectieuse dont les conséquences peuvent être fatales chez les personnes ayant une maladie cardiaque. Les endocardites infectieuses d'origine bucco-dentaire (abcès, poche parodontale ou déhaussement) représentent 20 % des cas.
Les personnes souffrant de problèmes cardiaques, particulièrement celles à risque d'endocardite infectieuse (MREI), devraient donc faire surveiller très régulièrement leur état dentaire, une consultation chez le dentiste deux fois par an étant le minimum. Demain, votre cardiologue vous demandera peut-être d'ouvrir la bouche. Et votre rhumatologue aurait également tout intérêt à le faire. Le jour où votre médecin se penchera sur votre santé dentaire signera un progrès dans la prise de conscience du rôle crucial joué par les dents dans la santé globale. D'après une étude de l'Assurance maladie, cette prise de conscience est loin d'être évidente. En effet, d'après une étude menée par l'Union Régionale des Caisses d'Assurance maladie de Rhône-Alpes3, la surveillance bucco-dentaire annuelle des malades à risque d´endocardite infectieuse n'est pas meilleure que celle de la population générale et il s'avère qu'elle est même moindre ! D'après l'URCAM, les malades à haut risque d'endocardite infectieuse4 sont moins bien suivis sur le plan dentaire.
Dents et cœur : inconscience des médecins et des malades Cette carence provient d'un manque de conscience des malades et aussi de leur médecin traitant, des incidences des problèmes dentaires sur la santé du cœur. L'URCAM précise sur son site : "Différents documents d'information ont été adressés aux MREI du groupe intervention ainsi qu'à leur médecin traitant". Cela signifie que le médecin n'a pas tenu compte des documents d'information qui lui ont pourtant été remis. "L'information n'était pas significativement associée à la surveillance biannuelle. De même, l'information n'était pas significativement associée à la surveillance annuelle, alors que la mention de surveillance dentaire sur le protocole de soins l'était très fortement" précise le site de l'Assurance maladie. Il ne s'agit donc pas d'un manque d'information mais d'un manque de conscience de la zone cruciale que représente la bouche en termes de santé*. On peut en conclure qu'aujourd'hui encore, le risque sur la santé générale, associé à un mauvais état bucco-dentaire, est largement sous-estimé par les malades et les médecins eux-mêmes dont les études, il est vrai, leur laissent de graves lacunes dans ce domaine. La santé pâtit de la dichotomie qui s'instaure dés la seconde année dans le cursus médical entre les dentistes d'un côté et les médecins de l'autre.
* Le Pratikadent explique les nombreuses incidences des dents sur notre santé par de nombreuses voies : bactérienne, posturale, chimique, énergétique, etc. également disponible en livre électronique (réception rapide par mail)
Bibliographie
1 - Holmlund A, Holm G, Lind L. Severity of periodontal disease and number of remaining teeth are related to the prevalence of myocardial infarction and hypertension in a study based on 4,254 subjects. J Periodontol. 2006 Jul;77(7):1173-8.
2 - Holmlund A, Holm G, Lind L. Number of teeth as a predictor of cardiovascular mortality in a cohort of 7,674 subjects followed for 12 years.J Periodontol. 2010 Mar 29
3 - ameli.fr Pratiques et Organisation des Soins 2010 n°1
4 Malades à haut risque d´endocardite infectieuse (MREI) : malades porteurs de prothèse valvulaire, cardiopathies congénitales cyanogènes non opérées, dérivations chirurgicales pulmonaires systémiques, patients avec antécédent d´endocardite infectieuse
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